Des dieux et des mortels
Il existe dans la série des règles de jeux publiées par Ospey, une règle de figurines mythologique "Of gods and mortals",
... qui décident souvent de la victoire des mortels.
Le concept me plait énormément, mais je préfère y jouer avec ma règle fétiche: HotT.
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Dans HotT, les Dieux combattent, eux aussi, avec les mortels et les morts vivants.
Ils sont de vrais bourrins, mais ils ne sont pas toujours très fiables.
Pour ce scénario égyptien, un dieu de chaque camp est déjà présent au début de la partie.
Un second est disponible et doit recevoir l'offrande de six PIP pour pouvoir rejoindre la bataille.
Le reste des règles ne varient pas et malheur à celui qui fera un 1 au dé pour les PIP.
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Le champ de bataille est prêt.
Horus accompagne l'armée de Pharaon.
1 x Pharaon (Général Chevalier) @ 2 AP
1 x Chars de Pharaon (Chevaliers) @ 2 AP
1 x Horus (Dieu) @ 4 AP
1 x Thot (Dieu) @ 4 AP
1 x Magicien @ 4 AP
1 x Guerriers @ 2 AP
2 x Bretteurs @ 2 AP
1 x Archers (Tireurs) @ 2 AP
24 AP
Seth accompagne l'armée du prince rebelle.
1 x Prince rebelle (Général Chevalier) @ 2 AP
1 x Chars du prince rebelle (Chevaliers) @ 2 AP
1 x Seth (Dieu) @ 4 AP
1 x Anubis (Dieu) @ 4 AP
1 x Magicien @ 4 AP
1 x Guerriers @ 2 AP
2 x Bretteurs @ 2 AP
1 x Archers (Tireurs) @ 2 AP
24 AP
Le Pharaon fait un 6 au dé d'activation et fait venir le dieu Thot auprès de lui.
Le Prince rebelle, dont l'histoire a oublié la nom, s'est déployé entre son dieu tutélaire et son corps de chars.
Il fait un 1 au dé d'activation.
Adieu Seth !
Du coup, le Prince rebelle (dont l'histoire a oublié son nom), se retrouve sans protection sur sa gauche...
Pharaon fait un 1 au dé d'activation.
Adieu Horus !
Après quelques mouvements, le Prince rebelle (dont l'histoire a oublié son nom), qui n'avait plus de protection sur sa gauche se retrouve attaqué par le dieu Thot, sans trop d'espoir de salut.
Fin de la partie.
Nous sommes frustrés par le destin (les résultats des dés ne sont pas à la hauteur de notre bataille mythologique) et nous relançons la même partie, toujours avec 4 Dieux, dont deux présents en début de partie.
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Toujours la même armée pour Pharaon.
Toujours la même armée pour le Prince rebelle, mais cette fois, le prince a mis des Guerriers sur son flanc gauche et son dieu tutélaire derrière lui.
Comme pour la première partie, avec un 6, Pharaon fait venir le dieu Thot.
Comme pour la première partie, avec un 1, mon dieu retourne chez lui.
Comme pour la première partie, avec un 1, le dieu Horus retourne chez lui.
C'est curieux le destin...
... à moins que ce ne soit un caprice des Dieux.
Nous n'aurons pas de combat de Dieux, alors que deux Dieux sont présents en début de partie et potentiellement quatre Dieux peuvent être présents...
Thot s'en prend aux guerriers qui protègent le flanc gauche.
Il n'a aucune difficulté à les détruire.
Puis il contourne les chars du Prince pour s'attaque directement à lui.
Le Prince est repoussé...
...vers les troupes de Pharaon.
Les chars du Prince tentent de s'interposer entre le dieu et le prince.
Ils sont eux aussi repoussés vers les troupes ennemis.
Ces derniers avancent et contactent le Prince qui n'est plus en mesure de subir un recul.
Le prince tient bon mais au tour suivant, la situation est encore plus désespérée.
Vous comprenez maintenant, pourquoi l'histoire n'a pas retenu le nom de ce prince rebelle.
Une minute pour tout ranger, ...
... et pour nous il est l'heure de manger un kebab dans une galette de maïs (tacos).
Si, si, ça existe...
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Entendu la semaine dernière sur France Culture, une toute petite chronique d'Hélène Bouillon sur les Magiciens égyptiens, que je souhaite vous partager:
"Mickey doit son chapeau magique à l'Egypte ancienne.
L'histoire de l'apprenti sorcier remonte à plus de 2000 ans
et elle commence là où la magie n'était ni un tour de passe-passe, ni un
divertissement.Car dans l'Egypte ancienne, bien avant notre ère, la magie est une façon d'ordonner et réguler le monde.
Dans l'Egypte ancienne, Heka, la magie, est un pouvoir qui peut être utilisé par tous, notamment pour donner vie à des choses inanimées.
Dès les premiers grands rois égyptiens, certains magiciens sont réputés pour leur pouvoir.
Dans le conte dit « de Khéops et les magiciens », un prêtre, trompé par sa femme, donne vie à une petite figurine de cire en forme de crocodile qui se transforme en un vrai croco de 3 mètres de long, lequel emporte l'amant de la femme infidèle au fond de l'eau.
À partir du deuxième millénaire avant notre ère, certains égyptiens fortunés prennent l'habitude d'emporter dans leur tombe des statuettes de bois appelées shawapti.
Ce sont des serviteurs funéraires, et pour les animer, les égyptiens ont une formule magique.
« Oh ce shawapti, si je suis désigné pour cultiver les champs, pour irriguer les berges, pour transporter le sable de l'Orient vers l'Occident, l'embarras t'en sera infligé comme un homme à sa tâche.
Me voici, diras-tu.
Eh oui, dans le de là aussi, il faut travailler.
Les Égyptiens ont un grand sens pratique, les shawaptis doivent s'animer et faire les tâches agricoles à la place des défunts pour leur éviter de se fatiguer.
Les shawaptis commencent ainsi à se multiplier dans les tombes, ils peuvent être en bois, en pierre ou en faïence.
Il y a environ 3000 ans, on commence à les appeler « oucheptis », c'est-à-dire ceux qui répondent.
A la fin de l'Antiquité, le pouvoir des magiciens égyptiens fascine les Grecs et les Romains, et certains auteurs s'en amusent.
Lucien de Samosat, par exemple, dans « Les Amis du mensonge », c'est le récit d'un banquet écrit vers 170 après Jésus-Christ, où les convives rapportent les prodiges les plus farfelus.
L'hôte du banquet, Eucrates, raconte une aventure de jeunesse.
Envoyé en Égypte par faire son éducation, il y rencontre un prêtre qui sait animer les objets.
Un jour, il se cache et écoute la formule magique prononcée par ce prêtre pour donner vie à des pilons de bois.
Le jeune Kratès reproduit le rituel et demande à un pilon d'aller chercher de l'eau.
C'est dans cette histoire que la figure de Mickey magicien puise sa source.
Mais comment est-elle parvenue jusqu'à nous ?
Le poète allemand, Goethe, reprend l'histoire de Lucien de Samosat dans un poème en 1797.
Cent ans plus tard, le poème de Goethe inspire le compositeur français Paul Ducasse.
C'est la musique de Paul Ducasse qui est à l'origine du court-métrage d'animation de Walt Disney en 1940.
Si vous avez vu Fantasia, vous connaissez la fin de l'histoire.
L'expérience de l'apprenti sorcier tourne à la catastrophe.
Ne connaissant pas la formule pour mettre fin au sortilège, il essaie de mettre le pilon en pièce dans le poème de Goethe et chez Walt Disney, c'est un balai.
Mais chaque morceau se met également à aller chercher de l'eau.
Le maître magicien finit par revenir et furieux contre son apprenti, il met fin au charme par une nouvelle formule magique.
La magie égyptienne est une affaire sérieuse, même si l'on s'appelle Mickey Mouse."
Le lien pour revoir l’apprenti sorcier dans Fantasia.
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Et je vous offre en second cadeau, le lien vers les Mondes Incrédules, pour un nouveau compte rendu d'une partie de HotT:
En ce temps-là, un moine de Landévennec vint trouver Alcuin, l’évêque de Tours, pour lui conter une histoire qui lui brûlait les lèvres et ravageait le cœur.
« Mon père, lui dit-il, à quelques lieues de notre monastère, là où la forêt étend ses bras sombres comme les ailes de l'Ange de la Mort planant sur Sodome, il est une pierre maudite. Une pierre où le sang des bêtes, et peut-être celui des hommes, coule encore sous la lune noire. Les anciens, ceux qui n’ont pas plié le genou devant le Christ, s’y rassemblent en secret, guidés par un homme aux yeux de corbeau, un druide nommé Moruuan. Ses paroles sont comme le vent dans les chênes sacrés, et son souffle fait trembler les feuilles des hêtres millénaires. »
Alcuin frémit. Il savait que de telles choses ne pouvaient durer sous le ciel de Dieu...
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